Encyclopédie
Barrière de protection
Seuil, exprimé en pourcentage du niveau initial du sous-jacent, en dessous duquel le capital n'est plus protégé à l'échéance du produit.
Mis à jour le
La barrière de protection (ou barrière de capital) est le seuil qui détermine, à l’échéance d’un produit structuré, si l’investisseur récupère son capital ou subit une perte.
Fonctionnement
Elle s’exprime en pourcentage du niveau initial du sous-jacent. Une barrière à 60 % signifie que le capital est protégé tant que le sous-jacent n’a pas perdu plus de 40 % entre le niveau initial et la constatation finale.
À l’échéance :
- sous-jacent au-dessus de la barrière : le capital est intégralement remboursé (hors gain éventuel prévu par la formule) ;
- sous-jacent en dessous : la perte est en général égale à la baisse totale du sous-jacent depuis le niveau initial, et pas seulement à la fraction sous la barrière. Une clôture à −45 % avec une barrière à 60 % entraîne une perte de 45 % (sauf mécanisme d’airbag).
Barrière européenne ou américaine
- Européenne : observée uniquement à la constatation finale. C’est le cas le plus répandu aujourd’hui, et le plus favorable.
- Américaine : observée en continu pendant toute la vie du produit ; un seul passage sous la barrière suffit à désactiver la protection.
Points d’attention
- La protection est conditionnelle : ce n’est pas une garantie du capital.
- Elle ne couvre pas le risque de défaut de l’émetteur ou du garant.
- Comparez toujours le niveau de barrière à la volatilité du sous-jacent : une barrière à 60 % sur un indice à décrément volatil ne « vaut » pas une barrière à 60 % sur un grand indice diversifié.