Encyclopédie
Obligation zéro-coupon
Obligation qui ne verse aucun intérêt en cours de vie et rembourse une somme fixe à l'échéance. C'est la brique qui ramène le capital dans un produit structuré.
Mis à jour le
Une obligation zéro-coupon ne verse rien pendant toute sa durée de vie. Elle promet une seule chose : rembourser une somme connue, à une date connue. On l’achète donc pour moins que cette somme, et l’écart constitue la totalité du rendement.
C’est la première des deux briques d’un produit structuré, celle qui s’occupe du capital.
Un prix qui dépend entièrement des taux
Pour disposer de 100 € dans huit ans, combien faut-il immobiliser aujourd’hui ? Tout dépend du taux auquel l’argent se prête.
| Taux à 8 ans | Prix de l’obligation | Ce qu’il reste sur 100 € investis |
|---|---|---|
| 0,5 % | 96,10 € | 3,90 € |
| 2,0 % | 85,30 € | 14,70 € |
| 3,5 % | 75,90 € | 24,10 € |
Ce tableau explique à lui seul une bonne partie du marché. Quand les taux sont au plancher, garantir le capital coûte presque tout le capital, et il ne reste quasiment rien pour acheter de la performance : les produits à capital garanti disparaissent. Quand les taux remontent, le budget disponible est multiplié par six, et ces produits réapparaissent avec des conditions attrayantes.
Les niveaux actuels figurent sur notre page taux de référence.
Dans un produit structuré
La banque qui monte le produit partage le capital en deux. Une part achète l’obligation zéro-coupon, qui vaudra 100 à l’échéance quoi qu’il arrive sur les marchés. Ce qui reste achète la composante optionnelle, qui fabrique le rendement.
Plus la protection promise est forte, plus l’obligation coûte cher, et moins il reste pour la performance. C’est un arbitrage arithmétique, pas une question de générosité de l’émetteur.
Points d’attention
- Sur un produit à protection conditionnelle, la brique obligataire est plus légère qu’une garantie intégrale, ce qui libère du budget et explique des objectifs de rendement plus élevés.
- Le rendement de cette obligation dépend de la signature de l’émetteur. Une banque moins bien notée emprunte plus cher, dégage donc plus de budget, et peut afficher des conditions plus généreuses. Une condition anormalement attrayante mérite un regard sur l’émetteur.
- Cette brique est aussi ce qui rend le produit sensible aux taux en cours de vie : une remontée des taux fait baisser la valeur de l’obligation, donc celle du produit sur le marché secondaire.