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SRI (indicateur synthétique de risque)
Indicateur synthétique de risque, noté de 1 à 7, figurant sur le document d'informations clés de chaque produit structuré. Il combine risque de marché et risque de crédit.
Mis à jour le
Le SRI, pour Summary Risk Indicator, est la note de risque réglementaire imposée par le règlement européen PRIIPs. Elle figure en tête du document d’informations clés (DIC) remis avant toute souscription, sur une échelle de 1 à 7.
Comment la note est construite
Le SRI combine deux composantes.
- Le risque de marché, mesuré à partir de la volatilité des scénarios de performance du produit sur sa durée de détention recommandée.
- Le risque de crédit, dérivé de la notation de l’émetteur et du garant.
Les deux sont croisés dans une grille fixée par le règlement, ce qui produit une note unique. La méthode est identique pour tous les producteurs européens : deux produits de SRI 4 ont bien été évalués selon les mêmes règles.
L’échelle
- 1 à 2 : risque faible. On y trouve les produits à capital garanti émis par des signatures solides.
- 3 à 4 : risque moyen. La plupart des produits à capital protégé conditionnellement, avec des barrières profondes, se situent ici.
- 5 à 7 : risque élevé. Barrières hautes, sous-jacents volatils, indices à décrément agressifs ou paniers en worst-of.
Ce que le SRI ne dit pas
C’est le point le plus important, et le plus mal compris.
- Il ne mesure pas la probabilité de perdre. Un produit de SRI 3 peut perdre la totalité du capital si son émetteur fait défaut.
- Il ne juge pas la qualité du produit. Un SRI bas obtenu en échange d’un objectif de rendement dérisoire n’est pas une bonne affaire.
- Il ne vaut que pour la durée de détention recommandée. Une sortie avant l’échéance, sur le marché secondaire, expose à un risque que l’indicateur n’intègre pas.
- Il est calculé à l’émission et n’est pas remis à jour au fil de la vie du produit.
Points d’attention
- Comparez les SRI entre produits de structure comparable. Entre un produit de taux et un autocall sur actions, la note recouvre des réalités différentes.
- Le SRI ne remplace pas la lecture de la barrière de protection et de la qualité de l’émetteur, qui sont les deux véritables déterminants du risque pris.