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Perte en capital
Risque, propre à tout produit structuré non garanti, de récupérer moins que le capital investi. Elle peut être partielle ou totale.
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Les produits structurés présentent un risque de perte en capital, partielle ou totale, en cours de vie et à l’échéance. Cette phrase figure sur toute la documentation, et elle n’est pas une formule de style. Voici ce qu’elle recouvre concrètement.
Trois chemins vers la perte
1. Le sous-jacent sous la barrière à l’échéance. C’est le scénario que tout le monde a en tête. Si, à la constatation finale, le sous-jacent clôture sous la barrière de protection, le capital n’est plus protégé.
2. Le défaut de l’émetteur. Un produit structuré est une créance sur une banque. Si cette banque fait défaut, le capital est perdu quelle que soit l’évolution du sous-jacent, et quelle que soit la barrière. Ce risque existe même sur un produit à capital garanti, où il constitue d’ailleurs le seul risque restant. Le sujet est traité dans notre page sur les banques émettrices.
3. La sortie avant l’échéance. Revendre en cours de vie signifie accepter le prix du marché secondaire, qui n’a aucune raison d’être égal au capital investi. La formule ne s’applique qu’à ses échéances propres.
Comment la perte se calcule
Quand la barrière est franchie à la baisse, la perte n’est pas limitée à la fraction située sous le seuil : elle est en général égale à la baisse totale du sous-jacent depuis le niveau initial.
Une barrière à 60 % et un sous-jacent qui clôture à 55 % de son niveau initial ne produisent pas une perte de 5 %, mais de 45 %. Le remboursement s’établit à 55 % du capital. C’est l’effet de seuil, et c’est ce qui rend la barrière si importante : de part et d’autre, quelques points d’écart changent tout.
Deux mécanismes atténuent cet effet :
- l’airbag, qui amortit la perte en la calculant à partir de la barrière et non du niveau initial ;
- les coupons déjà versés, qui restent acquis et viennent en déduction de la perte nette.
Points d’attention
- Sur un produit worst-of, la perte est déterminée par le seul sous-jacent le moins performant. Le bon comportement des autres n’apporte rien.
- Le SRI ne mesure pas la probabilité de cette perte.
- La perte n’est jamais plafonnée par le montant des coupons perçus : un produit ayant versé 20 % de coupons peut malgré tout rendre moins que le capital investi.
- Le risque est double, marché et crédit. Une barrière profonde chez un émetteur fragile n’est pas un produit prudent.
- Une moins-value ne se traite pas de la même façon selon l’enveloppe : voir la fiscalité des produits structurés.