Encyclopédie
Barrière de coupon
Seuil, exprimé en pourcentage du niveau initial, au-dessus duquel le coupon est versé à une date de constatation. En dessous, le coupon n'est pas versé, sauf effet mémoire.
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La barrière de coupon conditionne le versement des gains périodiques. Elle est la caractéristique centrale des phoenix, où le coupon peut tomber même quand le produit n’est pas rappelé.
Trois barrières, trois rôles
Un même produit structuré peut porter jusqu’à trois seuils, souvent confondus à la lecture :
- la barrière de coupon décide si le gain de la période est versé ;
- la barrière de rappel décide si le produit prend fin ;
- la barrière de protection décide, à l’échéance seulement, si le capital est remboursé.
Elles se lisent toutes en pourcentage du niveau initial, mais elles ne s’observent ni aux mêmes moments ni avec les mêmes conséquences.
Un seuil généralement bas
La barrière de coupon se situe le plus souvent nettement en dessous de la barrière de rappel, autour de 60 % ou 70 % du niveau initial. C’est ce qui donne son intérêt au phoenix : le sous-jacent peut avoir perdu 30 % et continuer à verser un coupon conditionnel à chaque constatation.
Quand le niveau passe sous la barrière, le coupon de la période n’est pas versé. Il n’est pas nécessairement perdu : si le produit est doté d’un effet mémoire, les coupons manqués sont conservés et versés lors de la première constatation qui repasse au-dessus du seuil.
Points d’attention
- Un coupon non versé n’est jamais dû. Sans effet mémoire, il disparaît définitivement.
- Un produit sans barrière de coupon verse soit un coupon garanti, soit un dividende forfaitaire indépendant du niveau du sous-jacent. Il ne faut pas en conclure que le capital est protégé.
- Sur un panier de sous-jacents en worst-of, la barrière s’applique au moins performant d’entre eux.
- Une barrière de coupon très basse rend le coupon probable, pas certain. Elle ne dit rien du risque pris sur le capital à l’échéance.